Les étoiles du COSMOS avec Gladys Bézier de Paris 2024

14 Décembre 2021

Chaque mois, le COSMOS vous propose de mettre en lumière l’un de ses adhérents. Aujourd’hui, nous avons la chance d’interviewer Gladys Bézier, directrice de l’Académie Paris 2024 au sein du comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques (COJO), administratrice du COSMOS depuis 2011 et présidente de EASE de 2016 à 2019.

 

 

L’ambition de l’Académie est d’aller au-delà des Jeux 

 

Quelle est la place de la formation dans le projet de Paris 2024, et plus précisément de l’Académie ?

Gladys Bézier : L’Académie est l’organisme de formation officiel des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) de Paris 2024 créée il y a un an. Sa première mission consiste à former les personnes qui vont participer à l’organisation des Jeux, en premier lieu les salariés du comité d’organisation (COJO) mais aussi les futurs volontaires (ils seront près de 45 000) et l’ensemble des prestataires (près de 70 000).

L’Académie n’a pas pour but de former les personnes à leurs métiers mais bien à leurs missions au sein du projet spécifique qu’est Paris 2024.

La seconde mission concerne la notion d’impact et d’héritage des Jeux et consiste à créer des contenus à l’attention du grand public afin d’expliquer la vision Paris 2024 mais aussi l’organisation des Jeux, et d’inscrire l’Académie dans le paysage sportif français au-delà de l’évènement. Celle-ci prend d’ailleurs la forme d’une association Loi 1901 créée par Paris 2024, le CNOSF et le CPSF dans le but de  léguer au mouvement sportif les différents parcours de formation et le savoir-faire acquis au long de l’expérience unique des Jeux Olympiques et Paralympiques. C’est la première fois dans l’histoire des Jeux qu’un comité d’organisation crée sa structure spécifique de formation.

La présidence et la direction de L’Académie sont confiées à Paris 2024 mais il existe un conseil d’orientation stratégique composé des parties prenantes du bureau exécutif (Etat, région, ville de Paris, représentants de la charte sociale, de la commission des athlètes…). Celui-ci oriente et articule les projets et la vision de Paris 2024. Un conseil scientifique va aussi très prochainement être mis en place afin  d’éclairer l’Académie sur les sujets qui font partie du projet Paris 2024 (inclusion, excellence environnementale…)

 

 Offrir une possibilité de valorisation aux bénévoles qui s’engagent 

Qu’est-ce que Paris 2024 peut amener à l’emploi et à la formation dans le secteur sport ?

 

GB : Sur la question d’héritage, le projet va laisser un savoir-faire de haut niveau, une expertise dans l’organisation de grands évènements sportifs mais aussi plus spécifiquement dans les domaines portés par le COJO (excellence environnementale, inclusion, handicap…). Cette expérience sera mise à disposition du mouvement sportif et des futurs grands évènements nationaux et internationaux.

Le sujet du bénévolat est également très important pour nous et l’Académie va chercher à expérimenter lors des Jeux, un dispositif de reconnaissance et de valorisation des compétences acquises par les futurs volontaires des Jeux. L’objectif est que ce dispositif soit véritablement reconnu par les institutions, les associations et les branches professionnelles au-delà de l’évènement.

 

Quels liens entretenez-vous avec France 2023, le comité d’organisation du championnat du monde de rugby  et avec le projet Campus 2023 ?

 

GB : Nous échangeons régulièrement avec France 2023 pour se faire part des projets sur lesquels nous travaillons. Nous essayons également d’entretenir des liens avec d’autres comités d’organisation et des fédérations pour initier une réelle synergie en amont des Jeux sur les sujets de formation et de professionnalisation.

 

Etre bien informé sur les évolutions en droit social et sur la politique de branche…

 

Qu’est ce que le COSMOS apporte à Paris 2024 et à l’Académie ?

GB : Je pense qu’il existe des apports mutuels. Concernant Paris 2024, le COSMOS a un intérêt en tant qu’organisation patronale du sport. Afin d’être informé sur les évolutions en droit social, sur la Convention Collective Nationale du Sport (CCNS) qui peut avoir un impact sur les Jeux. Les Jeux sont aussi pour le COSMOS un terrain d’expérimentation intéressant.

Pour l’Académie, le COSMOS nous informe sur la politique de branche en matière de formation. Il tient également un rôle d’expertise dans nos différents groupes de travail.

 

 Quel intérêt pour Paris 2024 d’être administrateur au COSMOS ?

GB: Etre au bureau du COSMOS nous permet de garder ce lien de proximité afin de se tenir le plus informé possible des évolutions de la branche. Cela nous permet d’avoir des réunions régulières et de créer des synergies.

 

Notre structure se doit de répondre aux besoins de diversité

 

 

 

Quel est l’avenir de l’Académie PARIS 2024 après les Jeux ?

GB : Si dans dix ans l’Académie existe encore c’est que le pari de sa création est réussi. C’est que le projet imaginé aura répondu aux attentes et aux besoins du mouvement sportif. J’espère que l’Académie contribuera à professionnaliser la filière des grands évènements et qu’elle répondra aux attentes de projets qui servent le mouvement sportif comme la digitalisation de la formation pour toucher le plus de personnes possibles par exemple.  

Si votre structure était un sportif ou une sportive de haut niveau comment serait-elle ?

GB : L’Académie serait une personne multifacette, autant femme qu’homme, autant valide que non valide afin qu’elle serve le mouvement sportif dans son ensemble. J’ai du mal à l’incarner mais cette personnalité serait hybride car elle se doit de répondre à des besoins mixtes et diverses.

Pas trop nostalgique de la trésorerie du COSMOS ?

GB : J’en ai trouvé une autre tout aussi compliquée à gérer ! Mais je suis très fière d’avoir passé la main en tous les cas.

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