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Baromètre COSMOS x AÉSIO mutuelle des employeurs du sport 2026

Une situation financière des structures sportives qui reste tendue, mais les employeurs continuent de mobiliser des moyens pour l’emploi et la formation. Soutenue par OpinionWay, l’édition 2026 du Baromètre COSMOS X AÉSIO mutuelle des employeurs du sport révèle également de fortes attentes de reconnaissance et de soutien à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.

Pour mieux connaître la situation économique et sociale des employeurs du sport, le COSMOS et AÉSIO mutuelle ont interrogé 665 adhérents entre le 7 septembre et le 2 octobre 2026. 

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Baromètre 2026 COSMOS x AESIO mutuelle des employeurs du sport

Une situation financière qui se fragilise davantage

Moins d’une structure sur deux juge désormais sa situation financière bonne ou très bonne : elles sont 47 %, contre 54 % en 2025. À l’inverse, 25 % la qualifient de fragile ou très fragile, soit une progression de 6 points en un an.

Cette dégradation se retrouve dans le bilan des douze derniers mois. 37 % des structures ont vu leur situation financière se détériorer, tandis que 11 % seulement constatent une amélioration. Un peu plus de la moitié déclarent une stabilisation.

Les difficultés de financement restent au premier plan. La baisse des subventions publiques est citée par 64 % des répondants et la difficulté à mobiliser des financements privés ou des partenariats par 62 %. S’y ajoutent le poids des charges sociales ou fiscales, mentionné par 45 % des structures, et l’augmentation des coûts fixes, par 37 %. Un quart des répondants signalent également des difficultés à recruter ou à maintenir leurs salariés.

La situation varie selon les structures. Les fédérations sportives et les structures franciliennes apparaissent globalement moins fragilisées. Les comités et ligues sont, en revanche, particulièrement exposés au recul des subventions publiques, cité comme une difficulté économique par 80 % d’entre eux.

Des subventions plus nécessaires et des baisses aux conséquences concrètes

Alors que les financements publics se réduisent pour de nombreuses structures, leur importance dans les modèles économiques se renforce. 94 % des répondants considèrent les subventions publiques comme importantes ou indispensables, contre 89 % en 2025. Pour 68 %, elles sont même indispensables.

Parmi les structures qui bénéficient de subventions publiques, 66 % déclarent en avoir subi une baisse au cours des douze derniers mois. Les conséquences concernent les deux tiers des structures touchées :

  • 46 % ont mis en pause ou abandonné des projets ;
  • 25 % ont réduit leurs activités ;
  • 13 % ont réduit des postes ou supprimé des emplois.

Ces résultats montrent que les restrictions budgétaires affectent déjà la capacité des structures à déployer leurs projets et à maintenir leur offre sportive. Pour certaines, elles se traduisent aussi directement sur l’emploi.

Des ressources diversifiées et des ajustements dans les activités

Pour faire face aux restrictions budgétaires, 61 % des structures ont recherché du mécénat ou du sponsoring et 53 % ont augmenté leurs cotisations ou leurs tarifs. Le développement de prestations marchandes, comme les stages, les événements ou les formations, constitue également un levier pour 43 % des répondants.

D’autres ajustements concernent le fonctionnement des structures : 36 % se sont recentrées sur leurs activités prioritaires, 35 % ont réduit leurs charges et 25 % ont mobilisé des bénévoles supplémentaires. Les associations recourent davantage à la recherche de partenaires et aux hausses tarifaires, tandis que les comités et ligues privilégient plus souvent le recentrage de leurs activités.

À moyen terme, les revenus d’activité, cités par 70 % des répondants, et les partenariats ou le mécénat privé, par 58 %, restent les sources de financement jugées les plus prometteuses. Les subventions publiques recueillent toutefois davantage d’attentes : 29 % les identifient comme une source prometteuse, soit 7 points de plus qu’en 2025.

Des employeurs qui continuent de recruter et de former

Malgré les difficultés, 38 % des structures ont recruté davantage de personnel et/ou augmenté le temps de travail de leurs salariés au cours des douze derniers mois. Cette proportion atteint 53 % parmi les fédérations sportives et 59 % dans les structures de 21 à 49 salariés.

Parmi les structures ayant renforcé leurs effectifs ou le temps de travail, les métiers de l’encadrement de l’activité physique et sportive sont les plus concernés, à hauteur de 72 %. Viennent ensuite les métiers du développement des activités (32 %) et ceux de la direction, de la gestion et de l’administration (29 %).

La formation professionnelle occupe également une place importante. 48 % des structures y ont eu recours au cours des douze derniers mois pour adapter les compétences de leurs salariés et 21 % prévoient de le faire dans l’année à venir. Au total, 69 % ont donc engagé ou envisagent une démarche de formation. Cette proportion augmente avec la taille de la structure, pour atteindre 86 % parmi celles de plus de 20 salariés.

Une forte demande de reconnaissance à l’approche de 2027

Cette édition du baromètre apporte un éclairage sur les attentes des employeurs pour le prochain quinquennat. 80 % des répondants estiment que les pouvoirs publics ne reconnaissent pas suffisamment le rôle économique et social du sport. Ce constat est partagé quelle que soit la nature ou la taille de leur structure.

Les perspectives suscitent une inquiétude marquée : 70 % se déclarent pessimistes quant à l’évolution du secteur sportif au cours du prochain quinquennat, contre 17 % d’optimistes. Pour autant, les employeurs restent attentifs aux engagements à venir : 52 % expriment un niveau d’attente élevé ou très élevé vis-à-vis des propositions des candidats à l’élection présidentielle de 2027.

Parmi les cinq objectifs proposés pour le prochain quinquennat, faire du sport un pilier de santé publique arrive en tête, placé au premier rang par environ quatre répondants sur dix. La réussite éducative suit avec 24 %. Les autres objectifs concernent la structuration d’une filière d’emploi attractive, le développement économique et territorial ainsi que l’insertion sociale et professionnelle.

Des mesures concrètes pour soutenir le développement des structures

Les attentes portent d’abord sur les moyens d’agir. L’augmentation des financements publics dédiés au sport et l’allégement des charges sociales sur les emplois sportifs sont chacun cités par 50 % des répondants parmi les mesures qui auraient l’impact le plus positif sur leur développement.

La sécurisation et la valorisation du bénévolat recueillent 41 % des réponses, devant le soutien à la rénovation des équipements sportifs (38 %). La simplification des dispositifs de subventions (36 %) et la création d’aides spécifiques à l’emploi sportif (34 %) figurent également parmi les leviers attendus.

Ces résultats nourrissent la démarche engagée par le COSMOS pour porter la voix des employeurs du sport dans le débat présidentiel. Son Manifeste, dont les propositions seront dévoilées en 2027, s’articulera autour de cinq priorités : la santé publique, la réussite éducative, l’insertion sociale et professionnelle, l’emploi et le développement économique et territorial. L’objectif est de faire reconnaître la contribution du sport dans l’ensemble de ces politiques publiques, en s’appuyant sur les réalités et les besoins exprimés par les employeurs.

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