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Numérique et IA dans le sport : le COSMOS dévoile les résultats de son premier Observatoire

À l’occasion de l’événement BIG organisé par Bpifrance le 8 octobre 2026 à l’Accor Arena, le COSMOS dévoile les résultats de son premier Observatoire du numérique dans le sport. Cette enquête dresse un état des lieux des usages numériques au sein des structures sportives, de la place croissante de l’intelligence artificielle et des besoins d’accompagnement des employeurs.

62 % des structures interrogées utilisent déjà des outils d’intelligence artificielle et 59 % anticipent un impact favorable de l’IA sur l’emploi dans la branche Sport à horizon 2030. Ces résultats témoignent d’une transformation engagée, dont la consolidation repose notamment sur le développement des compétences et l’encadrement des usages.

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Observatoire du numérique

Le numérique améliore l’organisation des structures, mais reste à mieux intégrer

Le numérique occupe déjà une place importante dans le fonctionnement quotidien des organisations sportives. Les outils bureautiques, la gestion des affiliations et des licences, la comptabilité ou encore les sites internet figurent parmi les solutions les plus utilisées.

Les bénéfices sont d’abord organisationnels : 82 % des structures constatent un impact positif du numérique sur leur organisation interne et 58 % sur la relation avec leurs adhérents, licenciés ou fans.

Pour autant, 54 % évaluent encore leur maturité numérique comme faible ou intermédiaire. L’enjeu consiste donc aussi à mieux articuler les outils existants et à structurer leur utilisation. Les priorités exprimées vont dans ce sens : 57 % souhaitent automatiser les tâches répétitives et 45 % simplifier leurs processus internes.

Cette transformation reste freinée par le manque de temps, cité par 57 % des répondants, le budget (55 %) et le manque de compétences (51 %).

Près de deux structures sur trois utilisent déjà l’intelligence artificielle

L’IA s’est installée dans les pratiques professionnelles : 62 % des structures interrogées déclarent y avoir recours, dont 45 % ponctuellement et 17 % régulièrement. Parmi les utilisateurs, 24 % l’utilisent quotidiennement et 42 % chaque semaine.

Les usages concernent principalement la communication, citée par 83 % des structures utilisatrices, et les tâches administratives (73 %). Création de contenus, rédaction de courriels, comptes rendus ou recherche d’informations constituent ainsi les premières applications de l’IA. L’analyse de données (24 %) et l’automatisation (16 %) restent moins répandues.

Ces résultats montrent que l’IA intervient aujourd’hui surtout en appui aux activités quotidiennes des professionnels, avec la perspective de dégager du temps pour les missions essentielles des structures sportives.

Une perception majoritairement favorable des effets de l’IA sur l’emploi

À horizon 2030, 59 % des répondants anticipent un impact favorable de l’IA sur l’emploi dans la branche Sport. À l’inverse, 36 % envisagent un impact plutôt défavorable et 4 % un impact très défavorable.

Cette perception traduit une ouverture aux possibilités offertes par ces outils, tout en soulignant les interrogations qui accompagnent leur développement. Elle porte sur les effets attendus de l’IA : l’Observatoire ne mesure pas, à ce stade, son impact effectif sur le nombre d’emplois.

Pour les employeurs du sport, ces évolutions invitent à anticiper les nouvelles compétences nécessaires et la manière dont l’IA peut accompagner le travail des salariés.

Développer les compétences et encadrer les usages

L’adoption des outils ne garantit pas encore leur maîtrise. Parmi les structures utilisant l’IA, 71 % estiment leur niveau de maîtrise faible ou intermédiaire et 60 % n’ont formalisé aucun cadre ni garde-fou autour de son utilisation.

Le manque de compétences constitue le premier frein à l’adoption de l’IA, cité par 56 % des répondants. Il devance les risques liés au RGPD et à la confidentialité des données (38 %), le manque de temps (31 %) et la peur des erreurs ou des fausses informations (26 %).

Ces constats soulignent l’importance de la formation et de règles d’usage adaptées : protection des données, vérification des contenus produits et validation humaine sont autant de sujets à intégrer dans les pratiques des structures.

Pour le COSMOS, cet Observatoire constitue une première base de travail pour accompagner la transformation numérique du secteur. L’objectif est de permettre aux employeurs et à leurs salariés de mieux maîtriser ces outils, afin d’en tirer parti au service de leurs activités.

Retrouvez l’ensemble des résultats dans la restitution de l’Observatoire du numérique dans le sport.

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